Notre musique a vu le jour au début des années 1970, à New York.
Comme la plupart des courants musicaux contemporains, le rap est issu de l'underground, autrement dis, « à l'ombre du show business ».
A ses débuts, le rap était d'avantage festif, mais sans être commercial, il faisait bouger les tètes des b-boys (ce terme qualifiait d'abord les breakers avant d'être généralisé à toute la culture hip hop, désormais il désigne tous les passionnés d'une ou plusieurs branche(s) de cette culture).
L'âge d'or du rap se trouve sûrement dans les années 1980.
Il était devenu une alternative à la « street life ».
Entre le milieu et la fin de cette période, certains MC (Masters of Ceremony) ont donné au rap ses lettres de noblesses en le révolutionnant.
Je fais allusion à des rappeurs et groupes légendaires tels que : Public Ennemy, Boogie Down Production, Juice Crew, N.W.A, LL Cool J, Ice T, Eric B & Rakim, EPMD, Pete Rock & CL Smooth, De La Soul... Entre autres.
Avec ses artistes, le discourt du rap a évolué. Les textes sont devenus plus travaillés, et surtout, plus engagés, voire plus « politiques ».
Le débuts des années 1990 marque la fin de ce qu'on appelle la "old school" (l'ancienne école).
Durant l'ère qui venait de s'écouler, les artistes exerçaient le rap principalement par passion. Car même si certains étaient plus ou moins rémunérés, le rap n'était pas tellement rentable (underground oblige).
C'est également la passion qui animait le public, vu que le rap n'était pas encore « grand publique ».
Durant la transition entre cette période et la « new school » (nouvelle école ) , le rap a conservé certains critères, mais des changements ont opéré.
D'une part, la qualité était toujours au rendez-vous, vu que de nombreux chefs d'½uvres ont vu le jour, comme les premiers albums de Nas, DR Dre, Snoop Doggy Dogg, Biggie, Wu Tang Clan, A Tribe Called Quest, Gangstarr etcetera...
Par ailleur, le rap a touché un auditoire bien plus large, certains disques furent certifiés or ou platine.
Par la suite, les ventes ont d'avantage étaient boostées, et la qualité s'est relativement dissipée.
Cela s'explique par le fait que les médias les plus influents se sont emparé du rap, et ont imposé une « norme », aussi appelée le « formatage ».
Aujourd'hui, notre musique est populaire. Beaucoup de gens, principalement des jeunes, prétendent en écouter, alors que nombreux d'entre eux ne connaissent pas les pionniers que j'ai précédemment cité entre autres.
Pour ce qui est des artistes, beaucoup se lance dans cette musique sans se démarquer de « la masse », c'est à dire sans posséder beaucoup d'originalité. D'autres s'y essaient afin de gagner beaucoup d'argent. Mais en fait, très peu de rappeurs en vivent aisément, et peu en vivent tout cour.
Malgré tout, le « vrai rap » n'est pas mort, une partie des acteurs de la scène sont talentueux et apportent leur pierre à l'édifice. Il y a aussi une partie du public qui est composée de passionnés, qui se moquent que le rap soit à la mode.
Car s'il est vrais que le rap est à la mode, il est loin de n'être qu'une mode !
Si cette mode venait un jour à s'estomper, il ne resteraient que les artistes et leurs adeptes qui sont réellement passionnés.
Ce texte est écrit par moi-même, Childéric A.K.A Beestard.
...
Le rap c'était mieux avant ?
T'en penses quoi ?
...